La protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles

La journée de lancement du projet de renforcement des capacités au profit des  acteurs Tunisiens (institutions gouvernementales et société civile) pour l’élaboration des rapports périodiques sur la mise en œuvre de la convention de l'UNESCO de 2005 relative à la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles, aura lieu lundi 18 juillet 2016 au Palais Ennejma Ezzahra,  siège du Centre des Musiques Arabes et Méditerranéennes, à Sidi Bou Saïd

Rappelons que la Tunisie a ratifié cette convention en 2007 et a soumis son premier rapport quadriennal sur sa mise en œuvre en 2012. La Tunisie, en tant que Etat Partie à cette convention, devrait normalement soumettre son deuxième rapport courant  2016.
Le programme de renforcement des capacités nationales pour l’ élaboration du  rapport sur la mise en œuvre de ladite convention est financé par l'agence internationale suédoise de coopération et de développement SIDA. Le financement est géré par le secrétariat de la convention de 2005 de l'UNESCO et plus particulièrement par le bureau hors siège pour le Maghreb à Rabat. Le programme est destiné aux Etats Parties à cette convention souhaitant bénéficier de cet appui. Il consiste en une série de réunions de consultation et de concertation ainsi que de workshops animés par deux experts désignés par l'UNESCO.
Le Ministère tunisien de la Culture et de la Sauvegarde du Patrimoine a dores et déjà constitué une équipe nationale pour l’élaboration du rapport, composée de représentants des différents ministères concernés  (jeunesse, Intérieur, Affaires étrangères, Education, Femme, Finances, Formation professionnelle, Justice, Tourisme, Enseignement supérieur) et de la société civile actifs dans le domaine culturel.
La convention fournit une littérature très riche sous forme de batterie d'outils et de directives opérationnelles dans laquelle chaque Etat Partie peut puiser les éléments de ses politiques culturelles. Elle met l'accent sur le fait que les biens et services culturels ne peuvent être considérés comme des produits commerciaux soumis aux lois de l'économie d'échelle mais plutôt comme le mode d'expression d'une société, porteur d'identité, d'histoire et d'une vision du monde. A ce titre les biens et services culturels devront bénéficier d'un traitement spécial et de la mise en œuvre de politiques qui encouragent à la création et qui protègent la diversité, les minorités et les droits de l'Artiste et qui les met à l'abri des méfaits de la mondialisation et de la prépondérance des échanges commerciaux bilatéraux et multilatéraux dans un monde globalisé. Toutes les étapes de la chaîne des valeurs sous-jacente aux biens et services culturels y sont prises en compte, décrites et étayées  qu'il s'agisse de la création, de la production, de la diffusion ou de l'accès à ceux-ci.
La Tunisie gagnerait à puiser dans ce vivier d'idées et de bonnes pratiques que constitue aujourd'hui la Convention de 2005 sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles et à en faire un vrai instrument de suivi et une source importante pour concevoir des politiques culturelles à même de répondre aux défis qu'elle connaît aujourd'hui notamment par rapport à ses jeunes citoyens, mais également par rapport aux questions du développement durable.    
Cela étant dit, il est nécessaire de préciser que l’article 2 de la convention réserve le droit souverain de chaque Etat Partie à «suivre et à adopter et à mettre en œuvre les politiques et mesures qu’il  juge  appropriées pour protéger et promouvoir la diversité des expressions culturelles sur son territoire.
 

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